Se faire accompagner

Pourquoi certaines petites entreprises réussissent tandis que d’autres échouent ? Qu’est-ce que le mentorat d’affaires et quelle est son utilité ?

Différentes études ont permis de mettre en évidence les facteurs de succès et d’échec les plus récurrents dans le monde des petites entreprises. Les résultats démontrent que celles qui sont bien accompagnées sont souvent celles qui survivent et réussissent le mieux. Le rôle d’un mentor expérimenté pour favoriser le succès d’une entreprise n’est donc pas à négliger.

En premier lieu, le mentor (professionnel ou bénévole) aide le candidat entrepreneur à analyser ses motivations, à mettre en place son plan d’affaires, à obtenir des crédits et à s’affranchir des formalités administratives. Dans un second temps, le coach va régulièrement à la rencontre de l’entrepreneur afin de lui prêter main forte lors de la phase critique de démarrage.

Quels sont les facteurs d’échec d’une entreprise ?

  • Une inadéquation personne(s)/projet : manque de formation, absence d’expérience…
  • Des mobiles négatifs (par exemple: « je me lance parce que je n’aime pas mon travail actuel ») et une motivation limitée (exemple: « je me lance sans trop y croire, si cela ne marche pas tant pis. J’aurais essayé »).
  • Les erreurs de gestion sont généralement la cause d’une faillite sur trois !
  • Un manque de capitaux de départ : la sous-capitalisation est la cause d’une faillite sur cinq !
  • Un entourage défavorable (familial ou professionnel).
  • Une conjoncture défavorable : c’est la cause d’une faillite sur dix, un peu plus en temps de crise économique…

Quels sont les clés de succès d’une entreprise ?

  • Une bonne adéquation personne(s)/ projet et bonne complémentarité de l’équipe.
  • Une forte motivation et des mobiles positifs.
  • Une bonne étude de marché et une planification financière prudente et réaliste.
  • Une gestion saine de la trésorerie et des stocks ainsi qu’une bonne gestion administrative.
  • Un entourage privé et professionnel favorable.
  • Une conjoncture favorable.
  • Un bon accompagnement dans le cadre d’une relation de mentorat d’affaires.

La relation de mentorat d’affaires en phase de « pré-création » : rôles du mentor

Le mentor doit accueillir le promoteur : l’écouter activement, analyser ses compétences, préciser et éventuellement redéfinir son projet avec lui. Il faut ensuite établir un business plan sommaire afin de jauger rapidement de la faisabilité éventuelle. Si un potentiel est pressenti, il s’agira de convaincre le mentoré de réaliser son étude de marché (EDM), le guider et l’aider à interpréter les résultats : « pour devenir un bon joueur, il faut d’abord apprendre les règles du jeu ».

Le tuteur aide ensuite le porteur de projet à définir son plan marketing : les 4 P du marketing-mix (produits : définir la gamme, prix : valider le pricing des produits, publicité : déterminer des actions et un budget, point de vente : choisir la bonne localisation. Il l’aide à élaborer un business plan et un plan financier Il va aussi tâcher de le convaincre de formaliser son plan de prospection et de commencer son démarchage commercial suffisamment tôt.

Viennent ensuite les démarches administratives. Le mentor informe le créateur d’entreprise des requis légaux au niveau des contraintes réglementaires (permis, licences…). Il l’aide à monter un dossier destiné aux bailleurs de fonds afin d’obtenir les financements nécessaires. Puis, il l’aide à définir certains éléments des statuts de sa future société et l’oriente pour les démarches administratives.

Enfin, le coach peut ouvrir son carnet d’adresses (experts comptables, juristes, courtiers, banquiers…) au futur chef d’entreprise et l’orienter vers les aides publiques adéquates.

Pourquoi un coaching « post-création » est-il utile ?

Le coaching post-création est utile car le transfert de techniques et d’outils de gestion au mentoré est nécessaire. Le plan d’affaires n’est pas statique mais dynamique et suppose un suivi.

L’entrepreneur est souvent livré à lui-même avec une multitude de tâches à réaliser. Il se retrouve donc le nez dans le guidon. Un coach de confiance possède le recul nécessaire pour le stimuler et lui prodiguer des conseils bienveillants qui l’aideront à bien conduire son entreprise.

La fréquence de l’accompagnement post-création s’amenuise avec le temps pour devenir très ponctuelle ou à la demande (par exemple, pour des décisions importantes tel que l’engagement de personnel ou un investissement important).

Où trouver son mentor ?

Dans chaque région, il existe des chambres de commerce et des organismes (souvent publics ou associatifs) susceptibles de vous faire rencontrer votre futur mentor. Il sera peut-être affublé d’une autre appellation tel que conseiller, consultant, guide, tuteur ou encore coach.

En Belgique, vous pourriez, par exemple, vous adresser aux :

Institutions de micro-crédit accompagné, guichets d’économie locale, centres d’entreprise, coopératives d’activité…

Quelles sont les qualités d’un mentor ?

  • Il possède des qualités humaines, une expérience pointue et des connaissances techniques.
  • Il sait analyser les compétences actuelles du mentoré et celles nécessaires pour le projet.
  • Il peut aider le candidat à définir un parcours de formation et vérifier les acquis du promoteur.
  • Il est apte à diagnostiquer correctement la pertinence d’un projet.
  • Il sait comment aider le promoteur à organiser son étude de marché et de faisabilité.
  • Il propose au mentoré des points à approfondir et des moyens à mettre en œuvre.
  • Il peut apporter son aide pour la recherche de moyens financiers.
  • Il commence à transférer des techniques et des outils de gestion dès la phase de pré-création.
  • Il est disponible pour un suivi post-création intensif et régulier au départ.
  • Le mentor ne remplace pas l’expert-comptable de l’entreprise mais collabore en bonne intelligence avec lui.