Théorie du Stroke: l’indifférence nuit gravement à la santé

« Tout me semble fade et ennuyeux. J’ai perdu l’appétit. Mon palais daigne à peine effleurer les mets raffinés que mon chef-coq étoilé tente de me faire déguster. Je me sens si malheureux ! » (Extrait de Schizophrénie quantique)

Pourquoi avons-nous besoin du regard des autres? Pourquoi enfants, ados et adultes se font remarquer? Réponses de la « théorie du stroke » du Dr. Eric Berne.

Stimulation positive ou négative, le « stroke » est indispensable à la survie biologique et psychologique des individus de tout âge, car l’indifférence peut tuer à petit feu celui qui la subit.

Le stroke: généralisation, traduction et définition

L’usage du terme « stroke » a été généralisé en psychologie par le psychiatre américain, le Dr. Eric Berne dans son ouvrage traitant de l’analyse transactionnelle.

« To stroke » est un verbe anglais intraduisible en français. Il est traduit par « stimuler » alors qu’il possède, en réalité, deux sens en anglais: l’un est positif, alors que l’autre est négatif. La première signification de « to stroke » est « donner une caresse » tandis que son second sens est « frapper« . On peut le définir comme étant un signe de reconnaissance échangé entre deux individus. Ce signe est un moyen par lequel une personne reconnaît l’existence de l’autre. Cette reconnaissance peut se faire à travers un geste, un acte, une parole, etc.

Le stroke conditionnel, inconditionnel, positif et négatif

Pour être efficace, le stroke, quel que soit son type, doit être authentique et sincère.

stroke-reproches-et-compliments

  • Le stroke conditionnel : il est relatif, c’est-à-dire rattaché à une seule donnée. Exemple de donnée, l’écriture d’un article. Stroke conditionnel positif : « tu as bien écris cet article, bravo ! », conditionnel négatif: « ton article ne ressemble à rien, tu peux faire mieux ».
  • Le stroke inconditionnel : il est absolu. Il est très valorisant quand il est positif, exemple : « quel talent, tu écris vraiment bien ! ». Il est dangereux quand il est négatif, exemple : « tu es vraiment mauvais, tu écris comme un pied ! ».
  • Le stroke positif : il peut être conditionnel ou inconditionnel. C’est un signe de reconnaissance des qualités de l’autre. C’est la caresse. Il peut s’agir d’une chaleureuse poignée de mains, d’une tape amicale dans le dos, d’un hochement de tête approbateur ou d’un sourire radieux. Cela pourrait aussi être un sifflement admiratif ou un compliment sincère. Une molle poignée de mains ou un compliment trop appuyé ne génèrent pas de strokes.
  • Le stroke négatif : conditionnel ou inconditionnel, il correspond à la dévalorisation de l’autre. C’est le coup. C’est souvent un geste réprobateur ou une critique. Les études du Dr. Berne ont fait ressortir une constatation intéressante. Il est plus bénéfique pour une personne de recevoir des strokes conditionnels négatifs plutôt que pas de strokes du tout. C’est une question de survie psychologique. Ceci pourrait expliquer l’attitude rebelle, provocatrice ou démotivée de ceux qui souffrent de l’indifférence de leur entourage proche (conjoint, parent, enfant, employeur…). Des « bêtises » commises par les enfants, de la démotivation des employés ou de la rébellion des ados, l’origine serait identique : une simple réaction de recherche de strokes pour survivre à l’indifférence.

Le stroke par la parole, la lecture ou les parfums

Tout le monde n’est pas sensible aux mêmes types de strokes de la même manière. Ainsi, pour certaines personnes, la communication par le biais des canaux olfactifs et gustatifs aura plus d’influence (odeurs phéromonales, parfums, saveurs) que pour d’autres. Ils aiment communiqustroke-odorater par le goûter et le sentir. Certains sont plus sensibles au canal auditif (parole, écoute). Ils ont besoin qu’on les écoute et qu’on leur parle. D’autres privilégient le visuel (regarstroke-le-toucherds, lecture, écriture). Ils aiment qu’on leur écrive, qu’on les regarde. Enfin de nombreux individus favorisent le canal tactile et le gestuel.

Des bébés et des câlins à l’origine de la théorie des strokes
Des observations ont été menées dans les années 60 sur deux groupes de bébés. Le premier se composait d’orphelins ne bénéficiant que d’une attention ponctuelle de la part d’un personnel débordé. Quant au second groupe de bébés, il était régulièrement cajolé et choyé par son entourage. Les conditions étaient similaires pour les deux groupes, en termes de la qualité de nourriture et d’environnement sanitaire. Les chercheurs ont pu constatestroke-bebe-calinsr que les enfants du groupe qui a pu bénéficier de toute l’attention et l’affection de ses proches (sous formes de regards, sourires, câlins, caresses…) se portaient singulièrement mieux que ceux du premier groupe.

Mais pourquoi donc les bébés du second groupe étaient-ils moins sujets aux maladies ? La réponse se situerait dans les câlins supplémentaires qui leur ont été donnés. Cette attention salvatrice a été dénommée « stroke ».

Le contraire de l’amour, ce n’est pas la haine, c’est l’indifférence.  Le contraire de l’art ce n’est pas la laideur, c’est l’indifférence. Le contraire de la foi, ce n’est pas l’hérésie, c’est l’indifférence.  Et le contraire de la vie, ce n’est pas la mort, c’est l’indifférence.” – Elie Wiesel

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